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Jérusalem à l’époque hasmonéenne

Cette carte fait partie d’un ensemble de 12 cartes animées portant sur Jérusalem histoire d’une ville-monde


Avec les conquêtes d’Alexandre le Grand, Jérusalem passe sous la domination grecque. L’historien juif, Flavius Josèphe, raconte qu’Alexandre le Grand se rendit dans la ville et fit don au temple de riches offrandes, mais il ne s’agit que d'une légende.

À la suite de la division de l’empire entre les héritiers d’Alexandre, Jérusalem tombe d’abord dans l’orbite des Lagides, rois d’Égypte puis, vers 200 avant notre ère, sous l’égide des Séleucides dont le royaume s’étend jusqu’en Iran.

À cette époque, une partie des habitants juifs de Jérusalem s’hellénise, comme en témoignent les tombeaux de style hellénistique dans la vallée du Cédron.

Sous le règne du roi séleucide Antiochos IV, à la demande de certaines élites judéennes hellénisées, une cité grecque - une polis - est fondée sous le nom d’« Antioche de Jérusalem » ; des institutions grecques voient le jour, comme un gymnase et un éphébeion où sont formés les jeunes citoyens. 

Pour asseoir leur contrôle sur la ville, les Séleucides font construire une forteresse à proximité du mont du Temple, l’Akra. Sa localisation reste débattue ; elle se situait peut-être au sud de l’esplanade, où des vestiges ont été découverts en 2015 au cours des fouilles du parking Guivati, dans la partie supérieure de la Cité de David. Cette citadelle va cristalliser l’opposition grandissante entre soldats macédoniens ou syriens d’une part, et la partie non-hellénisée de la population de Judée d’autre part.

En 168 avant notre ère, persuadé que les Judéens se révoltent, le roi Antiochos IV déclare illicites les pratiques juives traditionnelles, et déclenche ainsi la révolte dite des Maccabées, menée par Judas Maccabée et ses frères. Ces derniers vont s’emparer du temple, regagner le contrôle de la ville, et finalement reprendre l’Akra en 141 avant notre ère. D’après Flavius Josèphe, l’Akra est alors détruite.

Les Maccabées, qui fondent la dynastie hasmonéenne, réparent les murailles de Jérusalem et reconstruisent le rempart occidental, permettant ainsi le repeuplement de la ville vers l’ouest. La population atteint alors probablement le chiffre de 25 000 habitants.

À la fin du IIe siècle avant notre ère, Jérusalem est redevenue la capitale d’un royaume relativement indépendant, dont le territoire s’agrandit grâce à des conquêtes effectuées vers la côte méditerranéenne, vers le nord, vers le sud ainsi qu’à l’est du Jourdain.

Un palais est construit à Jérusalem même, probablement entre l’esplanade du temple et l’actuelle porte de Jaffa, tandis que l’ancienne forteresse du gouverneur perse, la « Baris » est reconstruite au nord-ouest de l’esplanade. Il s’agissait d’une structure rectangulaire flanquée de plusieurs tours.

D’après Flavius Josèphe, cette forteresse était reliée au parvis de l’esplanade du temple par un passage souterrain. À l’époque hasmonéenne, à la différence de l’époque biblique, le mont du Temple est entièrement réservé au culte, tandis que les palais sont localisés dans la partie occidentale de la ville.