Cette carte fait partie d’un ensemble de 19 cartes animées

Voir série : L'expansion coloniale de l'Europe 1820-1939

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Résistances et soulèvements en Afrique sahélienne

Cette carte fait partie d’un ensemble de 19 cartes animées portant sur L'expansion coloniale de l'Europe 1820-1939


Jusqu’au début des années 1880, la présence coloniale européenne en Afrique reste très limitée.

Dans ces conditions, des États, certains anciens, d’autres éphémères, ont pu se constituer ou se renforcer au cours du siècle. Si l’on s’en tient à l’Afrique sahélienne, une dizaine d’États fondés sur la foi religieuse, des structures militaires et administratives ou des réseaux commerciaux ont pu présenter un réel potentiel de résistance face à la pénétration européenne au moment du partage de l’Afrique.

Parmi les plus importants :

- L’empire mandingue de Samory Touré. C’est un État appuyé sur l’islam, centralisé, commercialement prospère, ce qui lui permet d’équiper son armée d’armes modernes. Cette prospérité est en partie liée à la traite des esclaves, comme pour l’empire du Bornou du sultan Rabah.

- L’État toucouleur du sultan El-Hadj Omar et les empires peuls de Sokoto et du Macina, ont également l’islam comme facteur essentiel de cohésion.

- À l’est du continent, le Mahdi Muhammad ibn Abdallah a bâti en grande partie son État sur la guerre sainte contre les Égyptiens soumis aux infidèles britanniques.

- Enfin, l’Éthiopie, se modernise sous l’empereur Ménélik II et connaît une phase d’expansion. Dans ce dernier cas, c’est un christianisme très ancien qui sert à contester la domination européenne en se rattachant directement aux sources bibliques et aux premiers siècles chrétiens.

En 1896, l’Éthiopie repousse l’envahisseur italien à Adoua, mais le destin des autres résistances est scellé face à la supériorité matérielle des conquérants européens :

- Face aux Français, Samory est vaincu en 1898 et déporté au Gabon, le sultan Rabah est tué au combat en 1900.

- Les Anglo-Égyptiens écrasent l’armée du Mahdi à Omdurman en 1898.

Pour autant, les résistances ne disparaissent pas totalement avec l’écrasement de ces États africains, comme en témoignent divers soulèvements : celui du « Mollah fou » en Somalie, jusque dans les années 20, ou celui des Touaregs de l’Aïr, en 1916, contre les Français.

Après un sursis de 40 ans et suite à un conflit très dur, l’Éthiopie est finalement envahie par les troupes de Mussolini et occupée jusqu’au début 1941.