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Voir série : L'expansion coloniale de l'Europe 1820-1939

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Émigration européenne dans le monde

Cette carte fait partie d’un ensemble de 19 cartes animées portant sur L'expansion coloniale de l'Europe 1820-1939


Au début du 19ème siècle, l’Europe compte environ pour 20 % de la population mondiale, qui avoisine le milliard d’habitants. Engagés dans une révolution démographique que la croissance économique n’équilibre pas encore, les Européens sont de plus en plus nombreux à traverser les mers, aidés par l’essor de la navigation transocéanique.

Les États-Unis, jeune nation progressiste en expansion, demeurent tout au long du siècle la principale terre d’accueil des Européens. Les migrants Anglais et Allemands, puis Irlandais à partir des années 1850, y sont rejoints par les Scandinaves et, avant 1914, par les candidats au rêve américain d’Europe méridionale, centrale et orientale.

En Amérique latine, l’Argentine retient plus de trois millions d’Européens de 1870 à 1913, essentiellement Italiens, Espagnols, mais aussi Français, Anglais et Allemands, qui font de Buenos Aires la ville la plus européenne du continent. Le Brésil se place au troisième rang des pays d’immigration, principalement dans l’État de Sao Paulo.

Le Canada est la quatrième de ces terres d’accueil américaines, où l’immigration pionnière accompagne les investissements européens et le décollage économique. Il se rattache par son statut de dominion aux colonies de peuplement des grands empires.

Des Britanniques s’expatrient vers les colonies dites « blanches » d’Australie, de Nouvelle-Zélande et du Cap qui deviennent des dominions avant 1914.

En Algérie, l’immigration française, ajoutée aux naturalisations des arrivants méditerranéens, fait doubler le peuplement européen dans les quarante années qui précèdent la Grande Guerre.

Dans les colonies d’Afrique et d’Asie, l’apport migratoire européen reste limité et très minoritaire.

Alors que la traite esclavagiste s’éteint lentement, l’exploitation des empires génère des flux transversaux de main-d’œuvre.

L’émigration européenne, tout au long du siècle, a contribué au peuplement des nouveaux mondes. L’Europe a ainsi étendu son influence politique et culturelle, accéléré l’urbanisation, et façonné l’intégration dans la division internationale du travail d’un monde dont elle se veut le centre.