Cette carte fait partie d’un ensemble de 5 cartes animées portant sur Les civilisations précolombiennes ou préhispaniques
La civilisation maya occupait un vaste territoire à cheval sur les actuels Mexique, Guatemala, Belize, Honduras et Salvador.
Son développement historico-culturel s’est produit à la fois dans les Hautes Terres, aux sols d’origine volcanique, et dans les Basses Terres, composées d’une zone centrale de forêt tropicale humide et d’une zone nord formée d’une plaine de forêts basses.
De nombreux éléments de la culture maya comme la structure des temples, les pyramides à degrés ou le jeu de balle, apparaissent pendant la période du Préclassique Moyen sous l’influence de la culture olmèque, en provenance du golfe du Mexique.
Dès 400 avant notre ère, on trouve une architecture monumentale dans les Basses Terres, comme à El Mirador, et dans les Hautes Terres, à Kaminaljuyú, Izapa ou Takalik Abaj. Dans cette dernière zone ont été retrouvées les plus anciennes traces d’écriture hiéroglyphique et du système de mesure du temps le plus complexe de Mésoamérique.
Vers -150, les Hautes Terres commencent à perdre de leur importance. En revanche, les centres de pouvoir du Petén central et du Yucatán sont à la base de l’épanouissement culturel qui débuta vers les années 250. Les villes deviennent bien plus sophistiquées que dans la période précédente, elles sont dotées de temples, de palais, de chaussées et abritent une population croissante et socialement hiérarchisée, dirigée par un souverain ou ajaw, considéré comme d’essence divine.
L’apogée de la civilisation maya intervient pendant la période Classique. Elle se caractérise par un haut degré de développement artistique et architectural, une grande maitrise de la gestion de l’eau, un système d’écriture évolué, ainsi que le progrès des connaissances mathématiques et astronomiques
À cette époque, les Mayas sont divisés en plus de 60 entités politiques distinctes, telles que Tikal, Calakmul, Nakbé, Bonampak, Palenque ou Copán. Ces cités-États sont impliquées dans un réseau complexe de liens familiaux, de contacts diplomatiques et de relations hiérarchiques. Les affrontements sont fréquents, comme entre Tikal et Calakmul, ou ceux de Bonampak et Piedras Negras contre Yaxchilán. Occasionnellement, une ville parvient à étendre sa domination pendant un certain temps, comme cela a été le cas de Tikal, mais aucune n’est jamais parvenu à un contrôle total de la région.
Vers 800 les premiers signes de déclin apparaissent avec une crise écologique, la surpopulation, l’arrêt du commerce et l’effondrement des dynasties dirigeantes des Basses Terres du centre et du sud, ce qui pousse les sociétés mayas à migrer vers des zones moins densément peuplées. Commence alors ce que l’on appelle le Classique terminal, qui s’achève avec la dernière date connue inscrite dans leurs monuments, en 909.
Cette crise n’a pas affecté la zone nord où le contrôle des ressources importantes telles que l’obsidienne ou l’or et la présence de routes commerciales ont permis à la ville de Chichén Itzá de maintenir son hégémonie sur la région pendant encore un siècle. Durant cette période, la ville a gardé d’étroites relations avec la civilisation toltèque du bassin de Mexico.
A la suite d’une révolte en 1221 Chichén Itzá perd de son importance, laissant à nouveau place à une mosaïque de cités-États. A partir de 1250 dans les Hautes Terres où s’exerce une influence de la culture Mexica, des États indépendants sont apparus. Les Quichés, Cakchiqueles, Tzutuhiles et Mames en conflit entre eux ont par la suite opposé une forte résistance aux troupes espagnoles. La conquête de la région maya a demandé, à ces dernières, plus d’un siècle de guerre jusqu’à la prise de Tayasal en 1697.